Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

TOUJOURS SUR L’EAU

Publié par Nathalie sur 24 Mars 2013

TOUJOURS SUR L’EAU

Nous voilà encore une fois à bord d’une embarcation. Un autre bateau dont l’usage initial n’apparaît pas avec évidence. Sans doute était-il utile pour manœuvrer dans les canaux entourant les rizières. Fond plat, petit tiran d’eau. Enfin, des bateaux comme ça, ici, il y en a des milliers. À l’usage exclusif des touristes. Une charmante promenade au fil de l’eau entre d’immenses pitons rocheux où gambadent de jolies chèvres et leurs chevreaux. L’endroit est féerique. Quelques tunnels creusés par l’eau ajoutent au plaisir.

TOUJOURS SUR L’EAU

Mais le détail qui donne son cachet à l’endroit : la façon de manœuvrer les bateaux. Les dames qui nous conduisent tout au long de cette excursion d’une heure trente, rament avec leurs PIEDS. C’est la curiosité totale. Certaines le font simultanément, les deux pieds effectuant les mêmes mouvements au même moment. D’autres le font en alternance. Un pied devant, l’autre derrière. Les embarcations sont stables, elles les dirigent d’une main de maître, heu, d’un pied de maître!

TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU

Le Lonely Planet parlait aussi de l’air assommé des touristes au retour. L’insistance des vendeurs flottants venant à bout de l’enthousiasme des visiteurs. Et nous n’avons pas été épargnés. Le trajet à l’aller fut parfait, agréable à souhait. La dame qui nous conduisait parlait un peu français, ce qui donne toujours une plus value. Arrivés au bout du canal, d’autres embarcations nous attendaient pour nous vendre collations et rafraîchissements. Ce qui est bienvenue, quoiqu’un peu cher. On nous suggère d’en offrir à notre rameuse. Ce qui est, ma foi, une bonne idée ! Bien que celles qui travaillent avec les touristes étrangers (comprendre : touristes blancs) ont l’avantage d’être limitées à deux passagers. Celles qui avaient des touristes vietnamiens avaient jusqu’à 5 ou 6 personnes à bord de leur petite embarcation ! La tarification étant par tête de pipe et par embarcation, nous devons débourser quelques dollars de plus puisque nous devons utiliser 3 bateaux. Enfin, même si elle travaille moins fort que les batelières prises avec des Vietnamiens, elle mérite bien une boisson, et des biscuits, pourquoi pas ! Mais trois rameuses = trois collations et trois boissons… la nôtre ne touchera pas ses biscuits.

Sur le chemin du retour, nous comprenons enfin les allusions du guide. Les vendeuses de boissons n’étaient qu’un prélude… À un moment donné, notre rameuse s’arrête et use de la connivence qui s’était installée entre nous (le français, mère de trois enfants, l’exigence du travail physique…) pour tenter de nous attendrir et nous vendre des broderies qu’elle confectionne une fois son travail sur l’eau terminé. Et insiste : pour payer l’éducation de ses enfants, les nourrir, etc… Malaise, on est pris en otage sur ce bateau ! Je refuse poliment, elle insiste un peu puis devant ma fermeté, remballe le tout. Mais à quelques mètres de l’arrivée, elle nous relance avec la question du pourboire. Comme nous avons trois bateaux, le pourboire ne sera quand même pas extravagant…

TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU

Finalement, nous avions l’air excédé tel que décrit dans notre Lonely Planet, et le charme de la randonnée a été éclipsé par l’attitude désagréable des employées, certainement sous payées, mais dont les stratégies étaient trop stéréotypées pour être crédibles ou attendrissantes. Donc, vous voilà prévenus. L’endroit vaut l’détour, mais ne soyez pas surpris par l’aspect très mercantile qu’on retrouve sur le site !

TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU
TOUJOURS SUR L’EAU